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Vie de l'Eglise
La Môme reste protestante Version imprimable Suggérer par mail
19-01-2012

L’Etat accepte de vendre la Maison des Cèdres pour en faire le siège des réformés

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La Maison des Cèdres, futur siège des réformés.

Photo : bn 


C’était un rêve de longue date. L’Eglise réformée vaudoise (EERV) pourra installer son siège à la Maison des Cèdres à Lausanne. Le Grand Conseil vaudois a accepté de vendre à la Fondation des Terreaux l’ancienne bibliothèque des pasteurs située au chemin des Cèdres à Lausanne, aussi appelée «La Môme». «C’est tout un symbole, se réjouit Esther Gaillard, présidente du Conseil synodal. Nous allons habiter cette maison bâtie par les protestants de l’Eglise libre et qui a abrité sa Faculté de théologie.» L’EERV veut ainsi gagner en visibilité, mais aussi en efficacité en réunissant plusieurs services sur un même site. «La maison n’hébergera pas seulement le siège administratif, mais aussi de la formation d’adultes avec Cèdres formation. Ce sera un lieu vivant», affirme Esther Gaillard.

Le montant de la transaction s’élève à 3 millions. «L’Eglise ne dépense rien, puisque l’achat est effectué par la Fondation des Terreaux», précise la conseillère synodale. Cette fondation est issue d’une société immobilière de l’ancienne Eglise libre. Elle est propriétaire de trois bâtiments et a pour but de fournir des locaux à l’EERV à des conditions aussi favorables que possible. En relouant les locaux actuels de l’Eglise à la rue de l’Ale 31, la fondation veut couvrir les intérêts et l’amortissement de la Maison des Cèdres.

L’Etat avait lui-même renoncé à installer aux Cèdres ses propres services, jugeant le bâtiment «vétuste» et sa structure «pas appropriée pour une utilisation rationnelle de l’espace en bureaux administratifs», selon un rapport du canton. «La fondation devra entreprendre de gros travaux», confirme Esther Gaillard, qui prévoit le déménagement autour de 2014. «La Fondation des Terreaux a suivi l’idée de l’Eglise car nous partageons sa vision», souligne Henri Laufer, président de la fondation. Il rappelle que le bâtiment avait été cédé à l’Etat, en 1967 suite à la fusion de l’Eglise libre et de l’Eglise nationale, en échange de l’affiliation des pasteurs libristes à la caisse de pension de l’Etat de Vaud. «Tout le monde admet que la fusion a été une réussite. Et le retour de ce bâtiment dans le giron de l’Eglise pourra apparaître pour certains comme un aboutissement», sourit-il.

  • bn