En vue
Prière pour l'unité
19-01-2012

Parole d’évêque

en_vueLe nouvel évêque Charles Morerod ne sera pas indifférent à la traditionnelle Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, qui s’étend jusqu’au 25 janvier. Même si son agenda de visites dans son diocèse est chargé à cette période: «J’irai au Conseil œcuménique des Eglises, pour le reste… J’ai toujours considéré l’œcuménisme comme quelque chose d’important et j’y ai pas mal travaillé, nous dit-il. Je viens d’avoir une rencontre avec les chanoines de la cathédrale Saint-Nicolas, à Fribourg, à qui j’ai rapporté la demande qu’un pasteur m’a faite à la radio, peu après ma nomination: les catholiques peuvent utiliser ponctuellement la cathédrale à Lausanne, ne pourriez-vous pas faire la même chose avec les protestants à Fribourg? Faire quelque chose ensemble? Les chanoines étaient enchantés de l’idée. J’espère que cela pourra se réaliser.»

Sur un éventuel partage de la cène entre catholiques et protestants, l’évêque est clair: «J’ai reçu quantité de questions à ce propos. Nous n’avons pas la même conception non seulement du lien entre le ministère et l’eucharistie, la cène, mais même de la signification de la participation. Dans notre théologie, il y a plusieurs manières de dire: ‹Je suis catholique›. Et le moyen de le manifester de la manière la plus claire et la plus solennelle, c’est de recevoir l’eucharistie catholique dans une église catholique.» Dans ces conditions, inviter un protestant à prendre la cène est problématique: «Le respect de l’autre peut impliquer de lui dire: ‹Attention, rends-toi compte de ce que tu fais.» L’évêque Morerod, qui a lui-même grandi dans un couple mixte, attend donc des réformés qu’ils lui disent «la signification de ce qu’ils font, de leur propre point de vue. Cela fait partie du dialogue de dire clairement: ‹Nous sommes comme ça, dites-nous qui vous êtes› et ensuite nous essayerons de voir comment nous pouvons nous rapprocher.»

  • bn, A.B.