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Edito
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Calvin sans perroquets |
| 26-05-2009 | |
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On a trop souvent opposé le conservatisme de Luther et le progressisme de Calvin, sans voir que sur l’essentiel,
Pourtant, si Calvin a commencé à tracer les linéaments d’une éthique politique critique, on ne saurait dire sans anachronisme ni excès qu’il a été un démocrate et encore moins un pionnier de la tolérance. Le rôle qu’il a joué dans les affaires Castellion, Bolsec et Servet atteste suffisamment les ambiguïtés de ses positions théologiques et politiques. C’est cela, sans doute, l’héritage de Calvin pour nous en 2009: être conscients des ambivalences de nos propres positions théologiques et éthiques; reconnaître que la doctrine ne remplace jamais la vie, et que la théorie ne nous dispense jamais de la pratique; accepter que chaque époque exige ses réponses existentielles et collectives, par-delà toute répétition scolaire et stérile de nos prêts à penser. Relire les classiques, qu’ils s’appellent Jean Calvin ou Karl Barth, ne saurait faire de nous leurs serviles perroquets. Nous sommes appelés à penser par nous-mêmes, en nous plaçant à l’écoute et sous l’inspiration d’un Evangile surprenant. Tel est le prix de la liberté et de la créativité des chrétiens.
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