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La colère de Céleste
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Trente millions d'«amis» |
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| 26-06-2012 | |
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Il fait un temps, ici ou là, à ne pas mettre un chien dehors. Pendant l'Euro qui vient de réjouir les amateurs de football, par exemple, je n'ai pu m'empêcher de songer aux dizaines de milliers de chiens errants que les autorités ukrainiennes ont fait tuer avant le tournoi. Au Sri Lanka, le massacre est encore plus massif: d'ici à la fin de l'année, le gouvernement aura probablement atteint le but qu'il s'est fixé et qui consiste à mettre à mort ses trois millions de chiens errants. En Asie, où on raffole en certaines régions de la viande de chien et de chat, la Corée du Sud détient la palme: on y abat des millions de canidés et de félins, non sans leur avoir infligé au préalable diverses tortures. Il ne faut cependant pas désespérer de l'homme. Au Brésil, un fait divers vient de révulser la population. Deux enfants ont en effet tué un toutou pour «s'amuser», après lui avoir brisé les pattes et l'avoir fait souffrir de mille manières durant sa longue agonie. La réaction des Brésiliens vous rassure? Ils ont beau être habitués à la violence et vivre dans un pays où des individus meurent chaque jour pour un oui ou pour un non, ils ont été saisis d'horreur devant la monstruosité de ces deux enfants. Ma foi, je suis comme la plupart des Brésiliens. Quand on sait quels trésors d'affection les bêtes peuvent dispenser à ceux qui leur font un peu de bien, quand on connaît la fidélité de leur amour, les crimes commis contre les animaux ne peuvent que nous remplir d'indignation. Tuer un être humain, nous savons l’expliquer et, parfois, il arrive que le meurtrier soit même pardonné. C'est toute la différence avec celui qui tue un chien ou un chat: lui nous horrifie sans espoir de pardon. Vous trouvez ça logique?
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