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Une pasteur et une diacre aux côtés des séparés, pour les soutenir
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Un soutien après une séparation.
Photo : iStockphoto
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«L’Eglise doit dire clairement qu’elle est aux côtés des personnes qui vivent une rupture ou un divorce.» C’est ce que veut faire concrètement la pasteur Maryse Burnat-Chauvy, d’Epalinges. Avec sa collègue la diacre Sylvie Keuffer, elle organise pour la deuxième année consécutive un groupe de partage pour ceux qui ont vécu une rupture de couple. «Celui qui traverse une séparation a un énorme besoin d’être écouté, de se sentir moins seul, de rencontrer d’autres personnes et de partager. Cela aide à avancer.»
Le temps des questions est là. La pasteur aborde celles choisies par les participants. Comme… la culpabilité. «L’Evangile n’est pas là pour nous enfoncer, il est libérateur, souligne Maryse Burnat-Chauvy. Il parle de pardon, de grâce et d’espérance.» A celui qui s’en veut de n’avoir pu tenir une promesse faite à l’église, elle donne une réponse protestante: «Pour nous, l’engagement devant la société est pris au mariage civil. A l’église, nous demandons une bénédiction sur notre union, qui est une union civile, un projet humain. Cette union échoue parfois, mais la bénédiction de Dieu ne nous est pas enlevée pour autant.» La pasteur fait remarquer que la vie est remplie d’engagements non tenus. «Pourquoi celui-là serait gravissime et pas les autres? La plupart des conjoints, au moins l’un des deux, ont fait ce qu’ils ont pu. Evitons de leur jeter la pierre. Notre société n’aide pas non plus. Nous commettons des erreurs, nous demandons pardon et nous essayons de faire mieux.»
Avant la séparation
Maryse Burnat-Chauvy ne minimise pas le divorce. «Une séparation est grave parce qu’elle représente une grande souffrance. La société banalise le divorce, mais cela restera toujours difficile à vivre. L’Evangile nous encourage à lutter contre la souffrance.» C’est pourquoi la pasteur souhaite aussi que l’Eglise cherche à mieux soutenir les couples. «Quand je prépare un mariage, j’encourage les fiancés, le jour où ils rencontreront des difficultés, à ne pas attendre que les problèmes s’installent pour aller consulter une personne extérieure compétente.» Nombre de conseillers conjugaux regrettent que les conjoints consultent très tard, lorsque la rupture est quasi là. Le couple est alors difficile à sauver, alors qu’une intervention plus tôt peut changer le cours des choses. «Parler à un spécialiste aide à voir plus clair. Il aide à chercher en nous les solutions que nous n’avions pas vues tout seuls. Si nous attendons que tout soit grippé, les amertumes s’accumulent et c’est plus difficile», souligne Maryse Burnat-Chauvy. Aux couples comme aux séparés, elle dit: «Prenez soin de vous.»
Après une séparation, nos conseils
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Parlez de ce que vous vivez, souligne Maryse Burnat-Chauvy. De préférence à une personne formée à l’écoute.
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Ne prenez pas tout sur vous. «Nous avons le droit de sortir une certaine agressivité contre l’autre, de manière non violente. Osez dire votre amertume contre l’autre, même si vous ne la dites pas à l’autre, au moins à vous-même. Laissez sortir cette pression.»
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Autorisez-vous vos émotions: colère, tristesse… «Ne vous dites pas que ces émotions ne sont pas correctes. Exprimez-les, cela aide à les dépasser.»
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N’imaginez pas qu’un chrétien doit toujours être gentil. «Il ne faut pas être gentil, il faut être vrai. En voulant tellement être gentil avec celui qui vous fait mal, vous vous faites mal à vous-même. Voyez les Psaumes: la colère, l’amertume et l’incompréhension contre Dieu et les autres s’y expriment. La louange vient après, à la fin du psaume, parce que tout cela a pu s’exprimer. C’était nécessaire.»
En faire plus
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Groupe de partage pour personnes ayant vécu une rupture: les mercredis 12 octobre, 9 novembre, 14 décembre et 11 janvier, à 20h à Lausanne, «La Marelière», ch. de Boissonnet 1. Gratuit. Renseignements: 021 784 31 91
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Stage pour couples: quelle que soit la période que vous traversez, l’approche Imago aborde les tensions comme une occasion d’approfondir votre couple. Avec Carla et Carlo Trippi. Du 27 au 30 octobre à Crêt-Bérard. Prix: 950 fr. par couple (sans pension). Inscription: 021 946 03 60
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