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Le culte au musée Version imprimable Suggérer par mail
28-09-2011

Il est possible de se recueillir au cœur des expositions Gianadda à Martigny

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L’exposition des icônes russes, l’an dernier, a suscité la première cérémonie œcuménique.

Photo : Fondation Gianadda


S’il est fréquent que des œuvres d’art soient exposées dans des lieux inhabituels, il est pour le moins inattendu qu’une cérémonie religieuse ait pour cadre un musée. Une innovation née l’an dernier à Martigny et qui se répétera pour la quatrième fois déjà dimanche 30 octobre, à 18h30, à la Fondation Gianadda. C’est Léonard Gianadda qui a proposé à Pierre Boismorand, en charge de la paroisse protestante de Martigny-Saxon, d’ouvrir les portes de la Fondation pour une cérémonie religieuse: «Je le fais dans un esprit d’ouverture et de communion. Cela m’étonnerait qu’un autre musée l’ait déjà fait! Moi, je trouve cela formidable. L’ambiance est extraordinaire lors des cultes.» Son idée faisait suite à la requête du pasteur de photographier les icônes russes alors présentées pour les projeter dans son église et les intégrer dans une méditation: «J’ai voulu que cela devienne une célébration œcuménique. Le cadre exceptionnel se prête bien à une cérémonie religieuse et l’atmosphère, avec ses lumières tamisées, au recueillement.» Le public a répondu présent, avec 300 personnes pour la célébration la plus confidentielle et bien plus pour les autres. «Ce sont surtout des catholiques et des protestants pratiquants, même si ce ne sont pas forcément des gens qui vont tous les dimanches à l’église. Ils amènent aussi d’autres personnes. C’est donc également une manière de toucher certains croyants même si pour moi l’église doit rester le lieu du culte», explique Pierre Boismorand.

 

Spirituel et artistique

La célébration du 30 octobre s’inspirera de l’exposition actuelle avec des chefs-d’œuvre de Claude Monet. «Une cérémonie aura lieu lors de chaque exposition. Nous choisissons un texte biblique en lien avec les quatre tableaux que nous projetons lors de méditations de trois minutes, proposées en plus de la liturgie», poursuit le pasteur. Même si les paroles sont associées à l’œuvre, cette dernière reste donc un prétexte. «Nous parlons des toiles en priant et rendant grâce à Dieu. Les gens sont étonnés de ce que l’on arrive à dire sur le plan spirituel en partant d’une peinture», indique Pierre Boismorand. 

  • A.Bz